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On la savait bonne à croquer, à garnir et à glisser dans les plats. Gorgée de vitamines, de
minéraux et de fibres, cette modeste prend aussi soin de nous.
Il est des gestes dont on ne se lassera jamais, comme croquer une pomme : plaisir d'enfant, mais
aussi d'adulte, associé au bruit mat de la chair cédant sous la dent, à des saveurs acidulées ou sucrées, vives et fraîches selon qu'elle s'appelle gala,
granny-smith ou belle de Boskoop.
Du dicton à la science
On connaît ce modeste fruit depuis si longtemps qu'on en oublierait le vieux dicton : "Une pomme
chaque matin éloigne le médecin !" Heureusement, les chercheurs (en témoigne cette récente étude de l'INSERM - Institut National de la Santé Et de la Recherche
Médicale) nous en rappelle les bienfaits.
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Baisse du cholestérol dans le sang,
grâce à la pectine que contient ce fruit, qui réduit l'absorption du cholestérol dans l'intestin.
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Transit amélioré par ses fibres,
qu'on la mange crue ou cuite (2,1 g/100 g de fruit). L'une d'elles, la pectine, gonfle dans l'estomac, provoquant une sensation de satiété : d'où sa place
dans les régimes.
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Énergie pour les sportifs : croquée
avant le sport, son énergie longue durée (index glycémique bas) permet de tenir plus longtemps. Après l'effort, l'eau qu'elle contient (85 %) hydrate
l'organisme, aidant à éliminer les déchets du métabolisme. Pendant l'exercice, elle recharge l'organisme, aidant à éliminer avec ses vitamines (elle en
possède beaucoup mais en faible quantité) : C (antioxydante, stimulant les défenses de l'organisme),
B1 (système nerveux des cellules), B2 (fonctionnement des cellules),
PP (croissance , énergie cellulaire), B5 (peau, cheveux, muqueuses),
B6 (métabolisme des acides aminés et des protéines), et E
(antioxydante).
Vertus des minéraux
Pauvre en sodium (3 mg) et très riche en eau (85 %), la pomme est
diurétique. Son potassium (120 mg pour 100 g de fruit) intervient dans la régulation de la tension. Ses autres composantes (phosphore,
calcium, magnésium, soufre, zinc, sélénium) jouent leur rôle dans le métabolisme cellulaire. Toutes ces substances se
concentrent sous la peau et dans la partie externe de la pulpe, mieux vaut la laver et éviter de la peler. L'idéal : en manger souvent et, pour ne pas s'en
lasser, goûter aux multiples variétés.
En toutes saisons
A l'automne, préférez la reine des reinettes (fin août à fin octobre), parfumée, croquante, à la
saveur des pommes d'autrefois. En automne-hiver, la plupart sont excellentes (elstar, gala, jonagold, belle de Boskoop, granny-smith, melrose, starking). C'est
au printemps que l'idared et la fuji sont les meilleures. La golden, elle se consomme toute l'année.
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Quelle Pomme, Quel Usage ? |
A croquer
La gala, très sucrée, peu acide, juteuse et craquante (très appréciée des enfants).
La granny-smith, crissante et acidulée.
La golden, sucrée, vanillée et moelleuse.
L'elstar et la jonagold, très juteuses.
En salade
L'elstar, juteuse, peu sucrée, au goût d'amande verte.
La granny-smith, fraîche, juteuse et acide.
Au four
La reine de reinettes fondante.
La golden moelleuse, sucrée et qui ne s'écrase jamais.
La reinette du Canada, vive, parfaite avec le salé.
A la poêle
La golden qui ne se défait jamais.
La Gala (avec la peau) qui fond sans s'écraser.
La reine des reinettes aux arômes de coing.
La jonagold, fleurant cannelle et banane.
En tarte
Golden et gala : aspect impeccable et texture fondante.
L'idarel aux arômes de coing et de fleurs.
La fuji, aux saveurs de châtaigne et de raisin, reste entière à la cuisson.
En beignets
La reine des reinettes
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